Comment l'industrie du rasage vous a piégé.

Comment l'industrie du rasage vous a piégé.

Vous lisez Comment l'industrie du rasage vous a piégé. 5 minutes Suivant Se raser sans abîmer sa peau : une mission bien plus complexe qu’il n’y paraît

2025 : Deux hommes sur trois s’attendent à des irritations en se rasant… et ne savent pas comment y remédier tout en continuant de payer plus cher que jamais.

Peu de produits sont aussi présents dans nos salles de bain… et pourtant aussi mal compris que le rasoir.
Montrez dix rasoirs différents à quelqu’un - jetable, rechargeable, 3 ou 5 lames - et demandez lui lequel rase le mieux. Il sera incapable de répondre.
Plus de lames, c’est mieux ? Les bandes lubrifiantes servent vraiment à quelque chose ? Un jetable vaut-il un rasoir à 40 € ?

Depuis des décennies, le marketing façonne nos habitudes de consommation.
Mais dans la plupart des secteurs, la compréhension des produits par le grand public a progressé.
On est devenus plus exigeants sur la nutrition, les soins de peau, la tech… souvent grâce aux marques elles-mêmes, qui éduquent le consommateur pour donner du sens à leur innovation.

Dans le domaine du skincare par exemple, l’innovation ne s’arrête jamais.
Chaque année, de nouvelles formules, de nouvelles textures et de nouveaux actifs apparaissent, mais surtout, les marques prennent le temps d’expliquer pourquoi.

Elles ne se contentent plus de dire qu’une crème hydrate : elles parlent de microbiome, de barrière cutanée, d’antioxydants.
Elles éduquent leurs clients, leur apprennent à comprendre leur peau, à reconnaître les bons ingrédients, à adapter leur routine.

C’est cette démarche pédagogique qui a transformé notre rapport aux soins.
Aujourd’hui, on sait faire la différence entre un acide exfoliant et une crème occlusive, entre un actif apaisant et un parfum irritant.
Et tout cela, c’est grâce à des marques qui ont choisi d’élever la connaissance du consommateur, pas seulement de vendre un pot de crème.

Ce cycle vertueux - innovation, éducation, compréhension - a permis à toute une génération de mieux connaître sa peau.
Et c’est exactement ce qui manque au monde du rasage depuis des décennies.

Le problème ? Ce cercle n’a jamais existé dans l’industrie du rasage.

Depuis plus de 50 ans, rien n’a vraiment changé.
Les « nouveaux » acteurs se sont surtout démarqués par leur modèle d’abonnement ou leur image de marque — pas par une vraie innovation technique.
Le dernier grand tournant ? L’apparition du rasoir à deux lames, dans les années 70.

À l’époque, cette nouveauté répondait à deux problèmes majeurs :
obtenir un rasage de plus près, et réduire les coupures.
Avant 1970, tout le monde utilisait un rasoir de sûreté à lame unique.
Pour convaincre les gens d’adopter une nouvelle méthode, il a fallu expliquer, éduquer, prouver.

Mais voilà…

“L’ajout de lames supplémentaires a conduit à une explosion des irritations, des poils incarnés et du feu du rasoir.”

Ce qui était mieux à l’époque ne l’est plus forcément aujourd’hui.
Oui, les rasoirs multi-lames ont tenu leur promesse initiale.
Mais avec le temps, ils ont créé davantage d’irritations.
Et pourtant, 50 ans plus tard, l’industrie continue à nous vendre l’idée que “plus de lames = mieux”.

2025 : le vrai problème, ce n’est plus la coupe. C’est l’irritation.

Les mentalités ont changé : barbe de 3 jours, peau nue ou poils assumés…
Mais ceux qui se rasent encore souffrent tous du même mal : irritations, boutons, poils incarnés.
Et quand nous avons commencé à creuser le sujet, nous avons été choqués :
il existe quasiment aucune donnée scientifique sur l’irritation liée au rasage.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes :
Deux hommes sur trois s’attendent à avoir la peau irritée après le rasage.
Des centaines de millions de personnes vivent avec un problème… que personne ne cherche vraiment à résoudre.

Et comme la plupart des gens ne comprennent pas les bases du rasage - pression, angle, préparation du poil - ils deviennent des proies faciles pour le marketing.

Résultat :
des générations entières d’hommes et de femmes se rasent avec des rasoirs à cartouches sans jamais avoir appris à bien s’en servir.
Ils appuient trop fort, se rasent à sec, dans le mauvais sens…

L’autre problème : le modèle économique.

Le système des cartouches a tout changé.
L’innovation s’est déplacée du manche… vers les lames.
Et comme les lames sont la partie jetable, les marques ont vite compris le potentiel :
offrir le manche, faire payer les recharges.

C’est ainsi qu’elles ont fait grimper le coût total du rasage à des niveaux jamais vus, tout en freinant l’innovation.

Quand un modèle économique est aussi rentable, pourquoi innover ?

Résumons.

En 50 ans, le consommateur moyen :

  • paie plus cher pour se raser,

  • comprend moins bien ce qu’il fait,

  • et subit toujours autant d’irritations.

Et tout le monde semble s’en accommoder.

Chez Lamier, on a décidé de revenir à la base : le geste, la précision et la mécanique.
Pas de gadgets, pas de bandes bleues, pas de promesses floues.
Juste une lame auto-inclinée pensée pour épouser parfaitement la peau, couper le poil net, et réduire les frottements responsables des irritations.

C’est le genre d’innovation qui ne se voit pas… mais qui se ressent dès la première passe.
Un rasage plus doux, plus précis, et surtout, une peau qui ne brûle plus après.

Parce qu’au fond, l’avenir du rasage ne se joue pas dans le nombre de lames,
mais dans l’intelligence du rasoir.